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A quoi ressemble la Française moyenne ?

 

Enquête sur l’évolution des corps derrière les silhouettes et les modes.

Plus grandes, plus minces… A voir les photos des mannequins dans les campagnes de pub, on a tendance à se dire que les femmes sont de plus en plus longilignes. Que Nenni !

Selon une enquête sur la silhouette moyenne des Françaises, on découvre au contraire que les femmes de l’hexagone ne sont ni extrêmement grandes, ni extrêmement minces.

1m62 pour 62,4kg  :  voici la taille et le poids moyen des Françaises, selon une étude menée sur la silhouette des habitantes de l’hexagone. Une silhouette qui change plus vite qu’on ne pourrait le croire, puisque notre corps ne ressemble ni à celui de nos mères, et encore moins à celui de nos grand-mères.

Flash-back

1947 : le monde sort exsangue de la guerre, le rationnement n’est pas encore un mauvais souvenir. Pourtant un homme décide que les femmes doivent redécouvrir leurs courbes et leurs rondeurs. Pour elles, il imagine le New Look. Poitrine conquérante, taille corsetée et hanches gainées : en une silhouette, Christian Dior remet au goût du jour cette féminité ultime, généreuse et magnifique. Parallèlement, Hollywood met sur le devant de la scène les icônes de son âge d’or : Rita, Marilyn et Ava font fantasmer les hommes et le monde avec leurs lignes girondes. Entrant dans l’ère de la consommation, les femmes tentent dès lors de se conformer à ces modèles, suivant à la lettre les conseils des gazettes de mode, trichant avec des gaines élastiquées pour, elles aussi, obtenir ces courbes appétissantes.

A quoi ressemble la Française moyenne ?Dans les années 1960, les canons de la beauté sont bousculés. La jeunesse est avide de naturel et de silhouettes dynamiques : les nouvelles idoles s’appellent Twiggy, The Shrimp (la Crevette), Jane ou Françoise. La norme impose la minceur, cette ligne en H, juvénile et plate à souhait (une ligne que n’aurait pas renié Gabrielle Chanel, des décennies plus tôt, lorsqu’elle commandait à Herminie Cadolle des ‘aplatisseurs de seins pour mettre en valeur ses modèles’) dans des minirobes.

Puis les années 1980 pointent leur nez… et avec elles, les seins des working girls qui, déjà, découvrent les vertus de l’aérobic et du running pour se forger un corps armure.

Au cours des quarante dernières années, nous avons grandi d’environ deux centimètres, mais également pris deux kilos : la preuve que l’on est bien loin de la règle dite des ’10 points d’écart’, qui voudrait qu’une femme d’1m65 pèse 55 kilos.

Cette taille et ce poids représentent une moyenne, mais absolument pas une case dans laquelle il faut se glisser. De même que cette affirmation qui dit que ‘la femme française est mince’ : loin de là, puisque selon l’Institut Français du Textile et de l’Habillement, seules 13,15% de nos concitoyennes peuvent se glisser dans un habit en dessous de la taille 38 ! Toutes les autres se trouvent au-dessus !

Autres informations issues de cette campagne : seules 13,15 % des Françaises sont considérées comme minces (c’est-à-dire se glissant dans un 38, au maximum), quand 47,42 % entrent dans cette nouvelle norme recensée et 39,43 % la dépassent.

Nous sommes donc loin de l’image fantasmée, même si presque systématiquement photoshopée, de cette femme aux mensurations parfaites, au corps ferme et impeccable. Celle-là même qui se retrouve régulièrement décriée par les adeptes de la beauté naturelle, du mantra ‘aimes-toi comme tu es’ et autres jusqu’au-boutistes qui émaillent les réseaux sociaux de clichés de poils teints en bleu, zooment sur leur cellulite (un mot inventé en 1873 et un ‘visuel’ décrété ennemi juré de la beauté à partir des années 1920.) Et celle-là même qui, malgré tout, continue de faire tourner le monde. Les bootcamps criant haro sur la fesse molle prennent peut-être peu à peu le pas sur les régimes en cascade, le résultat reste le même : l’honnêteté poussera la plupart d’entre nous à avouer que oui, deux ou trois kilos de moins ne seraient pas pour nous déplaire…

On ne le répétera jamais assez : notre silhouette idéale doit être celle dans laquelle on se sent bien, pas celle qui nous fait rêver sur papier glacé. Car oui mesdames : tant que l’on ne pourra pas photoshoper sa cellulite, se grandir de quelques centimètres sans talons ou effacer à la gomme les rondeurs qui nous déplaisent, on n’est pas prêtes de toutes ressembler à des mannequins. Et c’est peut-être mieux comme ça !

 

 

 

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