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Créatrices d’entreprises

Créatrices d'entreprisesLes entreprises créées par des femmes : elles sont…

1 – Majoritairement dans les services aux particuliers.

L’examen des 6 activités phares de la création d’entreprises par les femmes révèle une nette prédominance des services.
On les trouve à 70,3% dans les services personnels, à 60% dans la santé et l’action sociale, à 41,7% dans le commerce de détail, à 38,7% dans l’industrie de l’habillement, à 37,7% dans les hôtels-restaurants et à 35,6% dans l’éducation.
On peut donc observer un tropisme tertiaire de la création par les femmes, qui influence directement le taux de pérennité de leurs entreprises. Ainsi, dans les secteurs où nous sommes plus nombreuses à créer, nous réussissons aussi bien ou mieux que nos homologues masculins. Dans les hôtels-restaurants, par exemple, le taux de pérennité à 5 ans est de 37,4% pour les créateurs et de 39,8% pour les créatrices. Inversement, si on prend le BTP, ce taux est de 51,3% pour les hommes contre 29,9% pour nous.
Toutefois, il faut signaler que depuis peu, les femmes titulaires d’un diplôme égal ou supérieur à Bac+3 investissent le secteur des services aux entreprises. On trouve ainsi 75% de femmes à ce niveau de diplôme dans les services, dont 51% dans le domaine des services aux entreprises.

2 – Moins « préparées » au départ.

Plus de 2/3 des créatrices, 68,2%, n’ont suivi aucune formation préparatoire à la création d’entreprise.
Nous avons également moins recours au conseil : 48,2% n’ont bénéficié d’aucun accompagnement, contre 46% pour les hommes. De plus, elles ont également réalisé moins d’étude de marché préalables. Seulement 32,1% des créatrices pour 33,7% de créateurs y ont eu recours. De la même manière, nous sommes 53,4% à avoir mené une étude financière contre 56,3% des créateurs.
Enfin, 34,1% des femmes avaient prospecté leur clientèle potentielle, alors que les hommes ont été 42,7% à le faire.
Ces résultats sont à mettre en corrélation avec les secteurs d’activité privilégiés par les femmes. Les services aux particuliers et notamment les commerces font rarement l’objet d’une prospection ciblée ou d’études de marché préalables.

3 – De moindre envergure financière.

Non seulement les activités privilégiées par les créatrices font l’objet de moins de préparation initiale, mais les moyens financiers au démarrage sont aussi moins conséquents : moins de 50.000 francs pour 46% des créations des femmes contre 37% de celles des hommes.
A l’autre extrémité, 5,9% des créatrices lancent leur entreprise avec plus de 500.000 francs quand les créateurs sont 7%.
Si l’on prend en compte maintenant le capital initial investi par les nouveaux chefs d’entreprise, il est inférieur à 50.000 francs pour 45,9% des femmes contre 36,9% des hommes. Seules 26,2% des créatrices investissent plus de 100.000 francs, contre 30% des créateurs.
Or, on sait aujourd’hui que le montant des capitaux initiaux a une incidence sur le taux de pérennité mais également sur le chiffre d’affaire. Ainsi, le chiffre d’affaire des entreprises au bout de 3,5 ans est inférieur à 300.00 francs pour 48% des créatrices contre 38% des créateurs. Seules 20% des créations féminines dépassent le million de francs contre 29% des masculines.

4 – Plus petites et moins pérennes.

79% des créatrices n’ont aucun salarié à plein temps au démarrage, contre 76% des hommes. Trois ans et demi après la création, l’écart se creuse puisque 71% des créatrices n’ont toujours pas de salarié tandis que les créateurs ne sont plus que 59%.
Par ailleurs, pour les entreprises encore en activité en 1997, 25% des femmes envisageaient un développement contre 31% des hommes. A l’inverse, 17% des créatrices prévoient une situation difficile dans les 12 prochains mois contre 14% des créateurs.
Enfin, pour ce qui concerne le taux de pérennité à 5 ans, il est de 45,4% pour les créateurs conte 41% pour les créatrices.

 

 

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