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Financer les études

 

Votre fils souhaite intégrer une école de commerce réputée ? Votre fille veut décrocher un diplôme universitaire de haut niveau ?

Pas de panique ! Voici toutes les solutions pour les aider à payer la formation de leurs rêves.

Bourses, aides, prêts: réduisez les charges financières

Vous le savez sûrement : en France, la gratuité de la scolarité s’arrête bien souvent au baccalauréat ! Si votre enfant a décroché ce précieux sésame et veut suivre une formation supérieure, vous voilà confronté au problème du financement : combien vont coûter ces études et comment les financer ?

Un budget variable en fonction du type d’études

Financer les étudesA moins de disposer de revenus confortables, la question peut vite devenir angoissante. Heureusement, entre les bourses d’Etat, les aides privées et/ou les prêts bancaires, il y a moyen de réduire la charge financière. Première étape : commencez par évaluer, avec votre enfant, le coût global de ce projet le plus précisément possible. En sachant que le budget d’un étudiant ne se limite pas, bien sûr, aux seuls frais de scolarité. Selon l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), près de huit étudiants sur dix poursuivent leurs études en région parisienne et dans les grandes métropoles. Leur budget varie en fonction du type d’études choisies, en faculté ou en école privée, mais aussi de leurs conditions de vie.

Les frais de scolarité, par exemple, sont gratuits pour les étudiants des Ecoles Normales Supérieures et de l’ENA (Ecole Nationale de l’Administration). Ces derniers sont même rémunérés environ 1 220 euros par mois pendant leur formation. Les frais restent peu élevés dans les Universités d’Etat : 130 à 180 euros par an, en moyenne, selon notre enquête, pour un diplôme national, mais jusqu’à 900 euros dans certains cas. Dans le privé, ils explosent : à partir de 3 000 euros et jusqu’à plus de 7 000 euros dans les grandes écoles de commerce comme HEC ou l’ESSEC. Cependant, même dans ces cas extrêmes, on est encore très loin du budget à prévoir pour poursuivre ses études à l’étranger. Un MBA, par exemple, coûte la bagatelle de 20 000 euros sur un an dans un pays d’Europe et jusqu’à 35 000 euros aux Etats-Unis !

Moins de la moitié des étudiants habitent chez leurs parents

Une fois inscrit, il faut se loger. Toujours selon l’OVE, moins de la moitié des étudiants habitent chez leurs parents. Les élèves ingénieurs sont ainsi souvent hébergés par leur école pour un coût très faible. Des chambres-studios sont également proposées dans les cités universitaires pour un prix de 120 à 300 euros par mois. Mais elles sont attribuées selon des critères sociaux, donc inaccessibles à un non- boursier. Les maisons pour étudiants, souvent d’origine confessionnelle, disposent aussi de chambres, entre 250 et 350 euros par mois. Mais, pour l’essentiel, l’offre se trouve surtout dans le secteur privé. Ce sont notamment les résidences étudiantes des villes universitaires, pourvues de studios meublés avec services collectifs (laverie…). Les loyers sont ceux du privé. Des listes de logements vacants sont aussi publiées chaque année par le CROUS, organisme public chargé d’aider les étudiants, en nombre toutefois insuffisant pour satisfaire la demande.

Le plus souvent donc l’étudiant devra se débrouiller par ses propres moyens, seul ou en colocation, en prévoyant un coût moyen de 7 euros le mètre carré en province et de 15 à 20 euros en région parisienne.

Au budget logement s’ajouteront encore les dépenses d’équipement, notamment l’ordinateur avec accès Internet, désormais indispensable. A prévoir aussi, le coût de l’alimentation ou le poste transport, très variable selon les cas. Au total, estime le CROUS, le budget mensuel d’un étudiant varie de 700 à 900 euros, sans doute plus à Paris.

Vous avez une idée du budget nécessaire, reste maintenant à trouver le financement. Le plus simple est, bien sûr, de payer directement de votre poche les différents frais de votre enfant, comme le prévoit l’obligation alimentaire (article 203 du Code civil). Ou de lui verser une pension alimentaire, partiellement déductible de votre revenu imposable.

 

 

 

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