Accueil - Couple - Fumer tue aussi l’amour !

Fumer tue aussi l’amour !

 

Chaque 8 Mars se déroule la Journée de la Femme ; une journée notamment consacrée à la lutte pour la parité hommes/femmes, en France comme ailleurs.

Paradoxalement, s’il est un domaine qui n’a pas besoin du soutien de chacun pour s’orienter vers l’égalité, c’est bien celui du tabagisme. En France, la proportion d’hommes fumeurs est encore légèrement supérieure à celle des fumeuses, mais les deux courbes devraient se croiser au cours des 10 prochaines années.

Avec, pour première conséquence, une hausse phénoménale de la mortalité féminine liée au tabagisme – l’Organisation Mondiale de la Santé craint en l’occurrence une multiplication de ces décès par 15 d’ici 2020 …

Des Femmes nerveuses

Ce lien direct entre le tabac et la santé, les femmes ne l’ont pas encore suffisamment intégré. Les fumeuses françaises ne se considèrent en effet complètement ni comme des femmes en danger, ni comme des femmes dangereuses.

Elles sont d’abord, selon leurs dires, des « femmes nerveuses », « qui assument leur choix ». Moins de la moitié d’entre elles estiment en revanche qu’elles « mettent leurs proches en danger ». Une perception exactement contraire à celle qu’en ont les non-fumeuses : pour elles, une femme qui fume est justement une femme qui met ses proches en danger.

Dans tous les cas, le mythe de la fumeuse en séductrice absolue, incarné pendant des années par Lauren Bacall, a disparu : 2% seulement des femmes estiment que fumer rend « sensuelle ». Les rôles ont en quelque sorte été redistribués, et c’est désormais la cigarette qui est perçue comme fatale.

Pire : 18% des femmes qui n’ont jamais fumé considèrent les fumeuses comme des femmes « vulgaires ». Et sur le même registre, 21% des non-fumeuses interrogées ont « déjà refusé d’embrasser quelqu’un qui sentait le tabac », la cigarette se transformant alors même purement et simplement en tue-l’amour. Symétriquement, pour l’anecdote, une fumeuse sur deux exactement a recours à la cigarette après l’amour !

Fumer tue aussi l’amour !

Des femmes en manque … d’information ?

Si elles ne fument donc plus pour plaire, les françaises fument encore beaucoup « par plaisir ». Un motif invoqué en priorité par les « petites fumeuses » – celles qui consomment moins de 5 cigarettes par jour. Mais en règle générale pour les fumeuses, la cigarette est d’abord allumée parce qu’elle répond à un « besoin d’évacuer le stress ». Cet indice monte même à 60% chez les fumeuses de moins de 35 ans.

En regardant ces chiffres, on ne peut que s’interroger quant à une autre forme d’angoisse, qui pourrait précisément saisir les fumeuses : celle du tabagisme passif auquel elles exposent leurs proches. En l’occurrence, moins de la moitié d’entre elles considèrent qu’une demande de leur conjoint ou de leur enfant pourrait favoriser chez elles l’abandon de la cigarette. Un chiffre qui témoigne soit d’un manque d’information, soit d’un manque de lucidité.

Le premier cas appelle une simple précision : selon l’Académie Nationale de Médecine, 3000 non-fumeurs décèdent chaque année de tabagisme passif. La seconde hypothèse mérite en revanche plus de détails, car elle pointe un phénomène rarement abordé à propos de la cigarette.

Un écran de fumée entre elles et leur corps

Pour les fumeuses françaises, tout se passe en fait comme si la cigarette dressait, entre elles et leur propre corps, un écran de fumée ; un écran qui n’est pas innocent puisqu’il leur cache à la fois le danger que représente le tabac et les plaisirs dont elles se privent en fumant.

Les fumeuses reconnaissent souvent qu’elles ne peuvent pas entendre les arguments des non-fumeurs ; en tout cas de ceux qui n’ont jamais fumé. Les seules qui sont capables de se mettre à leur place sont les femmes qui ont été fumeuses, mais qui sont parvenues à arrêter. En l’occurrence, l’enquête fait apparaître des écarts importants entre les deux populations sur le plan de l’hygiène de vie.

Les fumeuses font par exemple moins de sport que les ex. Elles font moins attention à leur peau. Elles équilibrent moins leurs repas. Et elles s’accordent également moins de temps pour elles. Bien sûr, les écarts sont encore plus marqués avec les femmes qui n’ont jamais fumé.

Mais ces écarts montrent bien qu’en arrêtant de fumer, c’est tout le rapport de la femme à son propre corps qui change. Même si des sentiments d’amour et de culpabilité entrent en ligne de compte, il est en l’occurrence frappant de constater que le seul événement sur lequel toutes les femmes se rejoignent en matière de tabagisme est précisément – à travers la maternité – celui qui touche le plus intimement à la modification de leur corps.

Pour 87% des femmes en moyenne (et sans écart notable entre populations), attendre un enfant est en effet susceptible de déclencher l’arrêt de la cigarette. Dans les faits, d’autres études le montrent, une fumeuse sur deux cesse de fumer pendant sa grossesse.

Des chiffres à rappeler lors de la Journée de la Femme, le 8 mars, mais dont on pourra également se souvenir le 31 mai, à l’occasion de la Journée Sans Tabac…

 

 

Enquête Novartis/Santé Familiale

 

 

 

A Voir aussi

Victime d’un manipulateur destructeur

La victime sera sans doute dans une période de sa vie ou elle est déstabilisée …

Laisser un commentaire