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Ils se disputent tout le temps

 

« Il a plus de frites que moi, il a pris le jouet que je voulais… » A tout moment, le conflit démarre. Éprouvant pour nos nerfs, mais c’est normal et même souhaitable.

C’est systématique, dès que votre petite Emma prend un livre, c’est justement celui-là que veut Rémy et cela finit chaque fois en pugilat.

Décourageant ? Sans doute, mais cependant très sain ! Les querelles sont inévitables dans une fratrie, mieux vaut quelques explications ou échanges mordants que des non-dits et des colères rentrées. Rassurez-vous, si cette rivalité entre frères et sœurs existe dans chaque famille, il est très rare qu’elle dure toute la vie.

Les disputes sont pour les enfants l’occasion de s’affirmer, de savoir jusqu’où ils peuvent aller, d’apprendre à faire valoir leurs désirs et leurs besoins et ce, dans le cadre rassurant de la famille.

Ce sont les parents qui vivent mal ces moments synonymes de cris, de larmes, de violence, eux qui ne rêvent que de voir leurs enfants complices et fraternels.

De plus, ces disputes peuvent leur donner le sentiment qu’ils sont de mauvais éducateurs, incapables de maîtriser leur progéniture.

Chaque enfant a en lui un potentiel d’amour, mais aussi de haine qui a besoin de s’exprimer. En se chamaillant, il apprend à canaliser son agressivité.

A trop réprimer leurs bagarre, vous élevez vos enfants dans la passivité ou la peur devant la violence des autres. En les laissant se battre modérément, vous leur apprenez à gérer et surtout à doser leurs pulsions combatives.

Et, à bien y réfléchir, une trop grande harmonie finirait, à juste titre, par nous inquiéter.

Ils se disputent tout le tempsS’ils se disputent, c’est aussi parce qu’ils aiment ça. Il ne faut pas oublier qu’on peut prendre plaisir à polémiquer. Ces querelles sont des exutoires nécessaires aux ressentiments naturels qui existent entre frères et sœurs.

Les spécialistes de l’enfance sont unanimes : une intervention systématique des parents n’est vraiment pas souhaitable.

Se chamailler entre frères et sœurs, sans la présence d’un adulte transformé pour l’occasion en gendarme ou en juge, est un moyen d’apprendre à construire ses relations avec l’autre.

Les disputes mineures trouvent assez rapidement une fin. Les arrangements mutuels que les enfants arrivent à trouver sans l’intervention d’un de leurs parents leur permettent aussi d’être en accord avec eux-mêmes.

En cas de véritables violences physiques ou d’attaques verbales outrancières, vous devez bien entendu intervenir.

Pas la peine de jouer à l’inspecteur de police pour savoir qui a tort et qui a raison : incitez-les plutôt à s’exprimer, une fois qu’ils sont calmés, ce qu’ils ont sur le cœur et aidez-les à trouver ensemble une solution équitable, sans gagnant ni perdant.

Certaines phrases, à vos yeux anodines, peuvent faire mal. Les enfants ont besoin de se sentir exceptionnels et unique pour leurs parents.

Ils se jalousent parce qu’ils pensent, à tort ou à raison, que l’autre est le préféré. Celui qui est mis sur un piédestal et présenté comme une référence devient alors une cible toute désignée pour l’autre.

 

 

 

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