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Imposer des limites à nos enfants

 

Tous les enfants tentent plus ou moins souvent de transgresser les limites que nous leur donnons.

Et c’est tout à fait normal, mais pour leur bien, il ne faut pas se laisser faire. L’enfant a besoin de rencontrer une certaine résistance. Par ses transgressions, il teste les limites dont il a besoin pour ce construire.

Sans limites, et avec trop de permissivité, il ne peut se structurer correctement, il ne conçoit pas les notions de bien et de mal, de ce qu’il a droit de faire ou non, et ne peut donc s’appuyer sur aucune base solide pour grandir.

Si il désobéit, mieux vaut lui expliquer les raisons de notre mécontentement et aussi ce que nous attendons de lui.

Il faut lui parler à la première personne du singulier : « Je ne veux pas que tu désobéisses, je n’aime pas que tu cries… » Et non pas : « tu m’énerves, tu es maladroit… »

Imposer des limites à nos enfantsGardez votre sang-froid, autant que possible. Dans le calme, chacun peut exprimer ce qu’il ressent. Et l’enfant comprend qu’en défendant leur position, ses parents exercent leur responsabilité d’adultes. Mais inutile de vous culpabiliser si la colère vous emporte, c’est une réaction bien humaine.

Si les mots dépassent notre pensée, expliquons à notre chérubin que la colère nous a emporté et quelles sont les raisons de notre colère. Sinon, il aurait vite fait de croire que nous ne l’aimons plus…

Attention aux punitions, elles ne doivent pas être démesurées et surtout pas à retardement : si l’enfant fait une bêtise, il ne faut pas lui dire: «  »demain tu ne regarderas pas ton dessin animé », mais plutôt : « je ne suis pas d’accord avec ce que tu viens de faire, tu as fait quelque chose de défendu, pour cette raison, et en fonction de la gravité de ta bêtise, je te mets au coin, ou je te laisse dans ta chambre le temps que tu réfléchisses à ce que tu viens de faire ».

Si nous sommes témoin de la bétîse, ne nous déchargeons pas sur une tierce personne : « tu verras ce que papa va te dire…. ». Mieux vaut traiter les bêtises sur le moment. Il faut lui dire bien fermement, de façon à ce qu’il comprenne, qu’on peut l’aimer tout en n’étant pas d’accord avec lui.

Une fessée n’a jamais fait de mal à personne. À condition qu’elle reste occasionnelle et mesurée (une tape avec les mains sur les fesses) et contrairement à ce que l’on peut lire un peu partout, une fessée (et non pas une gifle ou une raclée !) ne fera jamais d’un enfant, un enfant battu. Ce n’est pas pour autant qu’il deviendra délinquant.

L’essentiel est que le geste soit expliqué après la colère : « j’ai eu très peur en te voyant traverser tout seul, j’ai été très énervé de voir que tu m’as désobéi… ». Parfois, une fessée permet à l’enfant de se calmer lorsque la parole ne suffit plus. Mais là encore, tout est question de mesure et de situation bien précise. Tous les enfants n’ont pas vocation à recevoir des fessées et tous les parents ne sont pas des donneurs de fessées.

Il est essentiel qu’un enfant comprenne que chacun a un rôle bien défini: il est l’enfant de ses parents et ses parents sont là pour l’aider à grandir, pour le guider, pour l’aimer. Aimer ne veut pas dire être permissif, mais au contraire, signifie imposer des limites à son enfant pour lui permettre de devenir un adulte responsable.

Un enfant ne peut pas faire la loi chez lui, il peut exprimer son opinion, mais ce n’est pas à lui de diriger ses parents. La petite phrase : « il est interdit d’interdire » a depuis bien longtemps montré ses limites.

 

 

 

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