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L’Argent de poche

 

Très chères petites têtes blondes…

Egg publie les résultats d’une étude menée en partenariat avec Logistix Kids et baptisée « A quoi sert l’argent de poche ? ». Une enquête qui montre notamment que les Français consacrent chaque année des sommes assez phénoménales à l’argent de poche de leurs enfants. Souvent dans un souci d’éducation ; mais aussi parfois de façon très intéressée…

« Les sous », « la thune », « le cash », « les pépettes » : quelle que soit la façon dont ils le nomment, les enfants accordent aujourd’hui à leur argent de poche un statut… capital. « Si je n’en avais plus, avoue Elodie, 11 ans, ce serait tragique ! ».

Ils sont 60%, dans sa génération, à recevoir des sommes finalement rondelettes au cours de l’année. Soit à l’occasion d’événements particuliers, comme Noël ou leur anniversaire ; soit de façon régulière, chaque semaine ou chaque mois – c’est le cas pour 1 enfant sur 3 entre 7 et 14 ans.

Dans le premier cas de figure, ce sont principalement les grands-parents qui mettent la main au portefeuille. En revanche, pour ce qui est du quotidien, ce sont évidemment les parents qui donnent.

Lorsqu’un couple donne de l’argent de poche (1/3 des cas), il confie en moyenne 20 € par mois à chaque enfant. Soit plus de 1500 francs par an. Sachant que, selon le dernier recensement de l’INSEE (1999), un peu plus de 6 millions de Français ont entre 7 et 14 ans, le commerce de l’argent de poche représente aujourd’hui un volume total de plus de 465 millions d’euros par an ! Un marché trop important pour passer inaperçu.

 

L'Argent de poche

A qui profite ce trésor ?

Comment les enfants « gèrent-ils » cette manne ? Pour la plupart, « TOUT SEULS » ! : à peine 3% confient la garde du trésor à leurs parents. Et un enfant sur quatre seulement a recours à une banque. Car leur grand plaisir, leur privilège, c’est de dépenser leur argent comme ils le veulent (65% d’entre eux sont fiers d’avoir leur propre porte-monnaie).

Un quart le « claquent » quasi-immédiatement, et 57% en économisent presque systématiquement une partie. Mais le fait d’épargner n’est certainement pas une question de maturité : l’étude montre en effet que ce sont justement les adolescents – davantage que les pré-ados – qui sont les plus dépensiers. Quand 30% des CE1/CE2 économisent, 6% seulement des 4è/3è mettent de l’argent de côté.

S’ils n’épargnent rien (ni personne), les plus âgés sont en revanche les meilleurs négociateurs… Le budget mensuel moyen d’un 4è/3è est de 27 euros quand celui d’un CE1 est de 10 euros. Il faut dire que les centres d’intérêt ne sont pas les mêmes. La façon dont l’argent de poche est dépensé le montre : à 6 ans, on a envie de bonbons dans 74% des cas ; à 14 ans, ce sont les CD qui constituent le poste de dépense le plus lourd dans 67% des cas.

Mais au-delà de l’âge, les comportements d’achat sont également très marqués selon qu’on est un garçon ou une fille. Les jeux vidéo (à 45%), les boissons (à 40%) et les CD (à 34%) sont plébiscités par les premiers ; les secondes s’orientent davantage vers les magazines (à 61%) et les vêtements (1 fois sur 2). « Si j’avais davantage d’argent, je m’achèterais encore plus de trucs sur Jennifer Lopez ! », témoigne Jennifer, 12 ans.

 

Qu’est-ce qui pousse les parents à donner ?

Si les enfants sont ravis de se voir ainsi confier leur argent de poche, on peut pourtant se demander à quel besoin répond ce «  »marché » » chez les parents. S’agit-il d’une façon d’éduquer ses enfants à l’argent ?

Sans aucun doute : tous les parents interrogés lors des entretiens le confirment. Mais, à titre d’exemple, l’INSEE révélait dans un rapport de 2001 que 18,2% des familles qui versaient une aide ponctuelle à leurs enfants le faisaient pour les inciter à bien travailler à l’école. Et, de fait, l’argent de poche est de plus en plus compris, littéralement, comme une monnaie d’échange.

Les résultats scolaires, mais aussi le comportement ou les petits travaux à la maison sont de plus en plus sujets à négociation. « Un bon deal », concluent les adolescents. « Un moyen comme un autre pour les faire progresser », rectifient les parents. Un intermédiaire, en tout cas, qui engendre des comportements d’achats assez stupéfiants. Pendant les entretiens de groupe, plusieurs parents ont par exemple reconnu laisser leurs enfants acheter des chaussures à plus de 125 €, alors qu’ils ne s’y autorisent pas eux-mêmes !

Tout simplement parce que le principal pouvoir éducatif de l’argent de poche tient dans sa capacité à doter les enfants d’une certaine autonomie.

Celle-ci a toutefois des limites, puisque 25% des enfants interrogés ont quand-même recours… à un banquier. Le plus souvent sous l’impulsion des parents.

Ce banquier, les enfants se l’imaginent avant tout comme un gardien, un protecteur. Lorsqu’on leur demande ainsi de le dessiner, les 7-14 ans le représentent très souvent à côté d’un coffre-fort imprenable – celui du légendaire Oncle Picsou étant fréquemment cité.

Les adultes, qui dessinent pour la plupart comme des enfants, ont en revanche une vision sensiblement différente de leur banquier préféré : ils le perçoivent avant tout comme celui qui demande des comptes et qui cherche à tout prix à vendre ses produits.

 

 

ET VOUS ? Comment gérez-vous l’argent de poche… Dites-le nous dans la partie Commentaires ci-dessous…

 

 

 

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