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L’automédication

 

Toux grasse

Il est important de distinguer la toux sèche de la toux grasse. Cette dernière permet à l’organisme d’évacuer des mucosités présentes dans les bronches.

Des sirops contenant de la carbocistéine, un principe actif fluidifiant les sécrétions bronchiques et nasales, sont alors utilisés afin de faciliter leur évacuation.

Des précautions sont nécessaires en cas d’ulcère à l’estomac ou du duodénum. De fortes doses peuvent provoquer des troubles gastriques et des nausées. Référez-vous à la notice.

Toux sèche

C’est une toux irritative et, par définition, non productive.

Les sirops utilisés dans cette indication contiennent souvent de la codéine ou de la codéthyline, des substances dérivées de la morphine. Ils sont contre-indiqués si vous souffrez d’insuffisance respiratoire ou d’asthme, et déconseillés si vous êtes enceinte ou allaitant.

Trouble digestif

La diarrhée est une affection fréquente, le plus souvent sans gravité.

Un antidiarrhéique peut être délivré sans ordonnance. Il permet de ralentir le transit et de réduire les sécrétions intestinales. Réservé à l’adulte, il ne doit pas être utilisé en cas de crise aiguë de rectocolite hémorragique. Certaines précautions sont à prendre en cas d’insuffisance hépatique. Une diarrhée persistante, ou accompagnée de soif, de fièvre ou de sang, nécessite rapidement un avis médical.

L'automédicationVerrues

Affections très fréquentes, elles touchent 10% de la population et sont dues à un virus, le papillomavirus. Elles sont contagieuses, mais sans gravité. Jusqu’à maintenant, le dermatologue les brûlait par le froid avec de l’azote liquide.

En pharmacie vous trouverez un produit disponible depuis peu et répondant au même principe et vous permettant de les ôter vous-même.

Des produits corrosifs sont également disponibles, mais ils nécessitent quelques précautions avant leur application. Il faut protéger la peau saine en collant un adhésif percé d’un trou laissant visible la verrue.

Réponses de spécialiste

L’automédication est une pratique très fréquente. Y a-t-il un risque ? Pour quelles pathologies est-elle indiquée sans crainte pour sa santé ? Notre Spécialiste répond à vos interrogations.

Comment définir l’automédication ?

En fait, l’image classique de l’automédication que nous avons est celle de la personne qui prend des médicaments de sa propre initiative. Cela ne se résume pas qu’à cela. On parle également d’automédication quant un patient interprète un traitement en l’arrêtant avant ou en modifiant la posologie.

N’est-elle pas surtout pratiquée pour des petites pathologies ? Y a-t-il des risques ?

C’est une pratique courante à l’époque des infections saisonnières (rhumes, toux et syndromes grippaux). Il n’y a pas de danger à partir du moment où le malade utilise un médicament déjà prescrit. Le problème se complique s’il est déjà sous traitement. Il peut y avoir une interférence entre les deux. Comme par exemple : une prise d’aspirine avec un traitement anticoagulant ou antiulcéreux. Autre problème induit par une telle initiative, celui du diagnostic et du choix du traitement adapté. Il est tout à fait possible de confondre deux pathologies. Attention également aux contre-indications méconnues par l’utilisateur. Par exemple, tout le monde ne peut pas prendre des anti-inflammatoires. En ce qui concerne les enfants, les parents gèrent assez facilement un rhume, mais en général ils consultent rapidement en cas d’aggravation.

Peut-on prendre des vitamines régulièrement ?

La réglementation française en matière de produits vitaminés est très stricte, il n’y a donc aucun risque. Je ferais juste une mise en garde quant aux vitamines ou produits assimilés venant de l’étranger, en vente libre sur Internet, ils sont trop souvent illicites.

Y a-t-il un risque à réutiliser une « vieille ordonnance » ?

Le risque est vraiment limité pour des maladies bénignes. De toutes façons, il y a très peu de chance qu’un pharmacien renouvelle cette ordonnance. De plus, très souvent la dose de médicaments restante est insuffisante et vous risquez l’échec thérapeutique.

L’automédication est-elle plus pratiquée par les adeptes de l’homéopathie ?

C’est la règle en homéopathie. 80 % des utilisateurs le font. Il n’y a pas de risque et aucune interférence connue avec l’allopathie (médecine traditionnelle).

Le pharmacien a-t-il un rôle à jouer ?

Oui, il est apte à gérer une bonne partie des maladies bénignes courantes. Le pharmacien sait où s’arrêter surtout s’il ne connaît pas la personne.

 

 

 

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