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Le stress et la vitalité des cheveux

 

Un gène

Plus de 90 % des problèmes de chute, au masculin comme au féminin, ont pour base une prédisposition génétique, transmise par le père ou par la mère, ou par les deux à la fois.

Quand l’un des parents est porteur du gène alopécique, l’enfant a 50 % de chances d’en hériter ; si les deux parents sont porteurs, les chances de l’enfant, par le jeu des probabilités génétiques, s’élèvent à 75%. Ce qui ne veut pas nécessairement dire que ses cheveux auront tendance à tomber.

Car rien n’est simple en la matière et l’enfant peut être porteur du gène sans que celui-ci ne se manifeste jamais : cela dépendra en partie de son terrain, c’est à dire de l’ensemble de ses caractéristiques personnelles, autant physiologiques que psychologiques, qui favoriseront ou non le développement du trouble.

Une hormone

Quand le gène se manifeste, il porte sur les cellules de reproduction de certains cheveux, rendant le derme anormalement réceptif à l’action négative des hormones sexuelles mâles, les androgènes.

Cette double dépendance d’un gène et des androgènes explique l’appellation de chute androgénétique et peut conduire, si rien n’est entrepris, à l’atrophie progressive des follicules pileux et des racines, à l’affinement du diamètre des cheveux et à leur chute prématurée.

Produites par les testicules chez l’homme, par les ovaires chez la femme, les androgènes sont également sécrétées par les glandes surrénales dans les deux cas : c’est là qu’intervient de façon déterminante le facteur stress…

Le stress et la vitalité des cheveux

Le stress

Manière pour le psychisme de libérer sur l’organisme une agression extérieure qu’il ne peut gérer seul, le stress s’exprime par un enchaînement de réactions psychosomatiques, via des messages hormonaux : l’alerte stress est d’abord transmise du cerveau à la glande hypophyse, qui la propage à son tour aux glandes surrénales, ce qui déclenche une stimulation des hormones surrénaliennes, androgènes, entre autres.

Pour les individus non porteurs du gène alopécique, cette stimulation des androgènes n’aura pas d’effet sur leur chevelure. Pour les autres, ceux qui sont génétiquement prédisposés aux troubles capillaires, le stress agira forcément comme catalyseur et le développement de leur alopécie dépendra pour beaucoup des périodes de tensions psychologiques qu’ils traverseront au cours de leur vie.

Quelques cas typiques

Exemple typique de cette influence du stress sur les cheveux, les problèmes survenant chez certaines femmes prédisposées, autour de la quarantaine.

Un âge, où l’équilibre hormonal commence à se modifier, la sécrétion des hormones féminines diminuant, tandis que celle des hormones mâles se poursuit comme auparavant.

Si parallèlement, ce qui est souvent le cas, des difficultés personnelles ou professionnelles viennent se surajouter à cette modification physiologique naturelle, on peut être pratiquement sûr que les androgènes auront une influence néfaste sur le renouvellement des cheveux et sur leur chute.

Autre exemple, celui de l’accouchement

Les femmes enceintes, on le sait, ont souvent des cheveux plus beaux, plus abondants que de coutume, leur chevelure bénéficiant d’une surproduction d’hormones femelles, qui stimulent et prolongent la croissance de leurs cheveux. Après l’accouchement, la perte brutale de ces hormones temporaires peut entraîner une chute abondante des cheveux ; chute, dont on dit à tort qu’elle est toujours et totalement réversible.

L’expérience montre au contraire que les cheveux ne sont jamais tous remplacés chez les femmes dont le cuir chevelu est génétiquement prédisposé. Surtout si le changement de vie qu’apporte la venue d’un enfant est vécu comme psychologiquement difficile, dans les premiers mois de la maternité.

Quand il y a plusieurs grossesses, la chevelure peut ainsi se dégarnir progressivement, chaque nouvelle naissance apportant de nouveaux stress, qui perturbent et entravent le renouvellement naturel des cheveux. Si elle n’est pas traitée à chaque fois, la chevelure ne retrouve jamais son volume initial.

 

 

 

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