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Les drogues du viol

 

Inodores, incolores, elles se fondent dans l’alcool, l’eau, le jus de fruits ou le café. Un moment d’inattention et la soirée peut déraper. Atrocement…

Au printemps, Sylvie, une jolie blonde de 30 ans, a frôlé le drame. Ce jour de mai reste encore marqué dans sa mémoire. En célibataire qui s’assume, elle avait décidé de finir la soirée seule dans un bar. Assise à une table, elle repoussait depuis plusieurs minutes un jeune homme qui revenait sans cesse à la charge quand il lui dit à l’oreille : « Avec ce que j’ai mis dans ton verre, tu vas changer d’avis. ».

Paniquée, elle se lève d’un bond pour trouver de l’aide. Elle se sentait déjà faiblir, mais la panique qu’elle a ressentie en entendant cette phrase lui a permis de retarder un peu sa perte de conscience. Elle a tout juste eu le temps de dire au serveur ce qui venait de se passer, de lui donner son nom, son adresse, et puis… plus rien.

Elle s’est réveillée le lendemain matin, couchée sur son canapé, encore habillée et maquillée. C’est en retournant voir le serveur qu’elle a compris: il l’avait ramenée chez elle. « J’essaie de faire le vide pour ne pas penser sans cesse à ce qui aurait pu m’arriver. », murmure Sylvie qui n’ose plus sortir seule depuis ce soir-là.

Ce genre d’histoire est-elle devenue monnaie courante ? Impossible à dire…

Les drogues du violL’absence de preuves, la peur de ne pas être crues et le combat éprouvant qui les attend découragent les jeunes femmes d’aller plus loin.

Les drogues en question disparaissent très rapidement, après à peine plus d’une douzaine d’heures, ni le sang ni l’urine n’en conservent la moindre trace. Difficile dans de telles conditions de porter l’affaire devant les tribunaux…

Tout cela n’a pourtant pas empêché Aurélie d’entamer une poursuite judiciaire. Cette jeune femme de 29 ans a bien cru que le 12 avril dernier lui serait fatal.

Envoyée par sa société à Paris pour une réunion, elle doit rencontrer à son arrivée le directeur commercial, Jean-Yves. À la gare, un Jean-Yves fort sympathique l’aborde et lui souhaite la bienvenue. Il lui explique qu’il ne sait pas encore où la réunion va avoir lieu et lui propose de venir attendre chez lui les directives nécessaires. Aurélie accepte. La voilà en banlieue parisienne, dans une superbe maison.

Le temps passe, et les nouvelles n’arrivant toujours pas, Jean-Yves l’emmène au restaurant. Huîtres, saumon, champagne… jusque-là tout va bien. Avant de prendre un dernier verre, Aurélie se lève et va se laver les mains. Au retour, elle sent le sommeil l’envahir.

Jean-Yves l’aide à monter dans la voiture, elle voit la route bouger, tente désespérément de garder les yeux ouverts… et sombre dans l’inconscience la plus totale. Son réveil en sera d’autant plus brutal.

Couchée sur un lit, entièrement nue, les mains attachées dans le dos, elle se retrouve face à Jean-Yves qui prend des photos. D’abord figée, elle se met tout à coup à hurler à pleins poumons. « Ce n’est qu’un jeu, je vais te payer », lui répète-t-il, visiblement inquiet de sa réaction. Comme elle continue à crier, il prend peur et la détache.

Aurélie attrape son sac et sa valise, court s’enfermer dans la salle de bains et appelle un taxi de son portable, avant d’attendre, recroquevillée sur le trottoir, la voiture qui la ramènera enfin à l’aéroport.

 

 

 

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