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Les femmes et l’alcool

 

En France, un million cinq cent mille femmes seraient dépendantes de l’alcool. « 92 % des femmes malades de l’alcool boivent en cachette et 42 % refuse d’en parler » reconnaît Laure Charpentier, présidente fondatrice de l’association « SOS Alcool Femmes » et auteur d’un best-seller : « Toute honte bue ».

 Pourquoi autant d’alcool ? 

Sans doute parce que notre vie a changé, plus de stress, de ruptures, de solitudes qu’avant. Et cela concerne les femmes de toutes catégories sociales comme elle a pu le constater dans son association qui accueille, depuis plus de 15 ans, les femmes à la recherche d’une aide.

« Chez les plus âgées, l’alcool s’installe pour combler le vide quand les enfants sont partis ou pour oublier le tête à tête conflictuel avec leur mari » rapporte Laure Charpentier. Chez les femmes d’affaires, c’est le stress du travail, les responsabilités, les repas d’affaire, les contraintes familiales de retour à la maison. Et le verre d’alcool fort ou la coupe de champagne que l’on boit le soir pour se détendre après une journée de combat. Un alcool mondain qui est souvent nié par les femmes concernées alors qu’il est aussi délétère pour l’organisme que le vin ordinaire.

Il y a aussi l’alcool des plus jeunes, pour lutter contre la dépression, pour se désinhiber ou pour s’éclater la tête à la bière, le week-end, avec les copains et les copines. Bref il n’y a pas de cirrhose « mondaine » ou « prolétaire », il n’y a que des femmes qui souffrent et refusent d’en parler.

Les femmes et l'alcool Pour en sortir 

« On boit seule mais on ne guérit pas seule » prévient Laure Charpentier qui invite les membres de son association à parler de la honte ressentie. Pour aborder ensuite le problème sous-jacent à l’alcool et tenter de le résoudre.

Réservée aux femmes, l’association SOS Alcool Femmes propose un espace de parole où tous les sujets peuvent être abordés, même les plus intimes, sans crainte d’être jugée ou condamnée.

« On ne dit pas la même chose entre femmes que dans un groupe mixte » constate Laure. Exemple : le désir d’enfant. Comment parler de ce désir-là quand on est dépendante de l’alcool et que l’on connaît les risques majeurs, pour l’enfant, de l’alcool durant une grossesse (syndrome d’alcoolisation fœtal) ? Dans ses groupes de paroles, de tels sujets peuvent être abordés plus facilement entre femmes.

Il existe aussi des centres de cure et de post-cure réservés aux femmes, en particulier un centre en Lozère qui accueille ensemble, femmes et enfants, le temps de la cure. Mais Laure n’est pas sectaire. « Pour certaines femmes, les groupes de paroles mixtes leur conviendront mieux que ce soit chez les Alcooliques Anonymes, à la Croix bleue, à Vie Libre ou la Croix d’Or ».

A chacune de choisir le lieu de soutien où elle se sentira le mieux. Car, en fin de compte, ce qui importe dans cette démarche, c’est de dépasser la honte et oser enfin demander de l’aide.

 

Association SOS Alcool Femmes, Laure Charpentier, 7 rue Daunou, Paris 2ème Renseignements : 01 40 15 90 17

 

 

 

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