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Maîtriser son stress

 

En France, plus de la moitié de la population se dit stressée…

Qu’est-ce que le stress ? Quel est son impact ? Comment circonscrire ses effets psychiques et physiologiques ?

Quels sont les comportements à risque ?

Réaction biologique à une stimulation extérieure, le stress est positif par la libération d’hormones qu’il provoque (adrénaline et endorphine notamment). Cette sécrétion va fournir à l’organisme l’énergie dont il a besoin pour améliorer ses performances et s’adapter aux événements.

Il s’agit donc d’un phénomène bénéfique d’adaptation au changement. C’est lorsque cette sollicitation – et la dépense énergétique qu’elle entraîne – perdure qu’elle produit l’effet inverse : épuisement et tension excessive.

L’impression d’être stressé est déterminée par 3 composantes : les événements vécus, la qualité de vie et la perception qu’on en a. Se sentir stressé est un état de frustration lié au décalage entre de que l’on voudrait que la situation soit et ce qu’elle est réellement.

Le ‘bon’ stress saura convertir ce sentiment en exigence et en motivation, ou tout au moins saura le dominer, grâce à des ‘modérateurs’ comme une bonne hygiène de vie, l’exercice physique, les moments de détente.

A contrario, non maîtrisé, le stress devient négatif quand il ne génère que de l’angoisse. Avec le risque de ‘perdre pied’, de ne plus pouvoir dégager des priorités, ni distinguer ce qui est important de ce qui l’est moins. Un décalage de perception qui va retentir sur les comportements et engendrer des conflits relationnels.

En premier lieu, le ‘mauvais’ stress se manifeste par de la nervosité, de l’irritabilité, une fatigue chronique, des troubles digestifs, une perte d’appétit, de l’insomnie. A plus ou moins long terme, peuvent s’installer des maladies somatiques et psychiques comme l’eczéma, le psoriasis ou les colites spasmodiques ainsi que des pathologies plus graves comme les ulcères gastroduodénaux, les états dépressifs, l’hypertension…

Cet ‘état’ justifie de surcroît le recours aux médicaments, ce qui crée des dépendances aux anxiolytiques, un accroissement de la nervosité et des difficultés de sommeil.

 

Maîtriser son stressPrévention n°1 : LE PLAISIR

Prévenir le stress, c’est d’abord éviter les facteurs stressants inutiles.

Exemple, celui de la mère de famille qui s’oblige à cuisiner tous les soirs alors qu’elle n’en a pas envie (et que la famille ne lui en demande sans doute pas tant). Une contrainte qui lui pèse et qui pèse, par rebond, sur son entourage.

Même chose dans le cadre professionnel, où l’on peut toujours refuser (gentiment mais fermement) un service à une collègue ou un travail supplémentaire à un supérieur hiérarchique en faisant valoir que l’on est déjà bien suffisamment occupée.

Si développer son réseau d’amis est essentiel, entreprendre un ré-apprentissage du plaisir l’est tout autant. Les gens stressés ont tendance à culpabiliser s’ils prennent du plaisir. Ils sont dans l’urgence, s’inquiètent dès qu’ils s’arrêtent et se replongent vite dans l’action. Or le rire et l’humour sont les meilleurs moyens de prendre du recul. Et se distancier est la première étape de la gestion du stress.

Prévention n°2 : POSITIVEZ !

Braquez votre longue-vue sur votre qualité de vie en réfléchissant à ce qui est réellement important pour vous.

Un petit truc : faites une liste de ce qui vous paraît essentiel, et une autre recensant les principaux facteurs de stress que vous rencontrez (temps de transport trop longs, repos et vacances insuffisants, etc.). Comparez les deux listes et ne gardez que les ‘stresseurs’ associés à une aspiration essentielle.

C’est ayant ce type d’approche que certaines vont décider d’aller vivre en province ou à la campagne ou que d’autres passeront au temps partiel.

Dans le cadre professionnel, si seule la direction de l’entreprise, via le médecin du travail, peut intervenir pour atténuer les facteurs physiques comme le bruit, vous pouvez de vous-même réduire le stress au travail :

– en ponctuant la journée de brèves séances de relaxation et de respiration (praticables au bureau dès qu’on a acquis quelques techniques de base en cours de yoga ou lors de séances de sophrologie)
– en apprenant à hiérarchiser vos priorités, à favoriser le dialogue et la concertation avec vos collègues et vos supérieurs
– en évacuant les interprétations négatives des événements du jour pour ne pas ruminer votre contrariété toute la soirée… et toute la nuit !

Prévention n°3 : RÉÉQUILIBREZ votre vie !

Distance prise, et maximum de facteurs de stress éliminés, il s’agit maintenant d’adopter une vie équilibrée : temps de sommeil suffisant, activité physique régulière, alimentation saine.

Inutile d’essayer d’appliquer tout de suite tous ces bons principes d’hygiène de vie : c’est courir à l’échec ! Réduisez au moins dans un premier temps, votre consommation de graisses animales et de sucreries, essayez de vous mettre au li à heure régulière et de marcher le plus souvent possible. C’est déjà un bon début.

La relaxation, la gymnastique douce, la marche au grand air, la natation, la sophrologie (elle fait appel à des images apaisantes qu’on peut faire resurgir dans les moments de tension) vont compléter cette remise en forme.

Rompre avec les habitudes par un petit voyage peut provoquer également un choc salutaire. Et si vous conjuguiez le tout avec un petit séjour en thalassothérapie ?

 

 

 

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