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Négocier avec ses enfants

 

Faut-il tout négocier avec ses enfants ?

Devoirs, télévision, jeux vidéos, horaires de coucher : l’autorité parentale doit savoir allier tact et finesse pour s’exercer avec efficacité.

L’autorité comme valeur fondamentale de l’éducation, c’est fini ! Pédiatres, pédopsychologues et autres spécialistes de l’enfance s’accordent à dire que les parents ont tendance à abandonner cette figure du chef qui donne les ordres. Or, c’est en voulant à tout prix permettre à leurs rejetons de s’épanouir pleinement que certains de ces parents finissent par perdre le contrôle sur leur progéniture.

Figure classique et pourtant inquiétante des foyers familiaux de ce début de XXIè siècle, l’image de parents qui cèdent pour éviter les conflits… C’est vrai : après une journée de stress au bureau, qui souhaiterait s’énerver le soir avec ses enfants ?

Entre le martinet et l’anarchie, il existe un juste milieu qui respecte autant les petits que les grands, c’est l’art du compromis que permet d’obtenir la négociation. Un comportement qui laisse entendre à l’enfant que tout ne lui est pas imposé. Il se sent donc exister et, en même temps, il admet que tout ne lui est pas permis.

Négocier, c’est en fin de compte donner de la valeur aux choses et c’est bien ce dont a besoin un enfant dans son éducation.

 

Faut-il tout négocier avec ses enfants ?En négociant, on fixe les règles du jeu

La négociation possède ses limites et on ne parle pas de la même façon à un enfant selon qu’il ait six ou douze ans. Attention toutefois, tout n’est pas négociable : sinon ce serait une forme de chantage déguisé. Question argent de poche par exemple, les données du problème ne doivent pas être les mêmes entre une petite fille de six ans et son grand frère qui en a douze.

Le laps de temps que vous tolérez entre la sortie de l’école et le retour à la maison doit tenir compte de la personnalité de l’enfant. Il y a ceux qui vont y puiser un équilibre en prenant le temps de bavarder avec les copains, et puis les autres qui se sentiront désœuvrés et finiront par tuer le temps en jouant sur le trottoir.

C’est bien sûr le négociateur qui fixe les règles du jeu. A lui de délimiter ce qui se discute ou pas. Télé après les devoirs, musique dans la chambre ou virée chez le copain d’à côté, les parents ont intérêt à ne pas confondre la négociation avec le système de l’âne et de la carotte.

Fonctionner à la récompense n’est pas une solution et il vaut mieux dire : « Après tes devoirs, tu pourras regarder la télé une demi-heure », que de dire « Si tu finis tes devoirs, tu auras le droit de regarder la télé »… Dans ce deuxième cas de figure, l’enfant sera vite convaincu qu’il lui suffit de bâcler son travail. Parents, soyez malins !

Conseil
Utilisez la double contrainte : il s’agit de savoir détourner l’attention de l’enfant pour lui faire accepter ce que vous souhaitez, en le laissant croire qu’il a effectué un choix indépendant. Par exemple, vous souhaitez que votre enfant se couche à neuf heures du soir. Proposez-lui d’aller au lit à huit heures trente ou bien à neuf heures. Il va très probablement choisir cette seconde possibilité. Cela se serait révélé beaucoup plus pénible si vous ne lui aviez pas laissé le choix, en lui demandant de se coucher à neuf heures.

 

 

 

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