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Petites séparations

 

Ils ont du mal à nous quitter !

Très tôt, les tout-petits doivent affronter une dure réalité : la vie est faite de séparations, grandes et petites. Certains enfants les abordent avec confiance et légèreté, d’autres avec anxiété, voire terreur.

Tout débute à la « période bébé ». Lorsque le tout-petit pleure, c’est généralement que quelque chose ne va pas : il a mal, il a faim, il a soif, il a trop chaud… Répondre à bon escient à ses demandes va créer chez lui un sentiment de sécurité, de bien-être et de confiance, et non pas en faire un enfant capricieux…

Cela va lui donner une force sur laquelle il va pouvoir s’appuyer, qui lui permettra ensuite de quitter ses parents sans trop d’appréhension.

Dans le meilleur des cas, à partir de deux ans et demi, trois ans, c’est acquis. Il peut être confié à d’autres personnes, envisager avec sérénité des petites vacances sans maman-papa, s’adapter plus rapidement à un déménagement, bref, mieux accepter les situations nouvelles en général.

Les enfants qui n’ont pas bien intégré l’image de cette présence parentale ont plus de mal à se séparer et à affronter les autres. Leur attachement n’est pas consolidé.

Ce n’est pas forcément la faute des parents, il ne faut pas que vous culpabilisiez. Parfois, on ne trouve jamais où était l’erreur, mais les choses finissent par rentrer dans l’ordre d’elles-mêmes.

Quelle que soit la peur de votre enfant, laissez-le s’exprimer sans la nier, ni le ridiculiser ou minimiser ses craintes, mais sans les dramatiser non plus.

Petites séparationsHeureusement, le cas le plus fréquent, c’est l’enfant qui pleure quand on le quitte et se console quelques minutes après votre départ. C’est tout à fait normal et c’est presque pour vous faire plaisir, finalement.

Mais si les pleurs s’éternisent lorsque vous le conduisez chez la nounou, à la crèche, à l’école ou quand vous sortez le soir, n’hésitez pas alors à aller consulter un psychologue pour l’aider. Une ou deux séances suffisent souvent pour dénouer le problème.

Enfin, attention, si vous êtes inquiète – et la plupart du temps, vos expressions le montrent – il le sera aussi.

Un stratagème pour le moment du départ : laissez-lui vous dire quand vous pouvez partir.

C’est généralement dans les minutes qui suivent. Ce départ par « consentement mutuel » lui permet de mieux maîtriser la situation.

Apprendre à gérer les petites séparations

– Il ne veut pas aller se coucher

Tout au long de la journée, il est dans l’action, quand il s’arrête et qu’il se pose, il se retrouve face à lui-même. La peur du soir masque, parfois, une forte angoisse de séparation. D’où l’importance donc, au moment du coucher, d’un rituel aux vertus apaisantes. S’il s’éternise, montrez-vous rassurante, mais ferme et décidée.

Racontez-lui une histoire, discutez de ce qu’il a fait dans la journée, répondez à ses questions… bref, accordez-lui quelques instants d’écoute et de vraie disponibilité. Oubliez pour un moment, le téléphone qui sonne et la vaisselle qui n’est pas encore faite…

Puis, quittez la chambre et parlez normalement sans chuchoter. Les bruits de la maison et votre présence toute proche l’aideront à s’endormir plus facilement qu’une atmosphère feutrée. S’il le réclame, vous pouvez laisser la porte ouverte ou une lumière tamisée, et ceci, quel que soit son âge.

– Il refuse d’aller chez la nourrice ou à la crèche

Toutes les premières fois sont sources d’inquiétude. Nouveaux visages, environnement différent, etc. Aussi, ne négligez pas la période d’adaptation : passez progressivement de quelques minutes à quelques heures d’absence.

En chemin, prenez le temps de détailler les différentes étapes de sa journée, qui seront autant de repères rassurants pour lui. Dites-lui également qui viendra le rechercher et à quelle heure.

Ce qui peut renforcer son inquiétude (voire son sentiment d’abandon), c’est l’incertitude et l’attente. Si vous lui avez promis de venir le chercher à 17 heures, tenez votre promesse ou prévenez-le en cas de retard.

– Ce qu’il faut absolument éviter

Ne sortez jamais « en douce » le soir, pour ne pas l’inquiéter. Car, s’il s’aperçoit de votre absence, cela peut générer par la suite de véritables troubles du sommeil. L’enfant se réveillant fréquemment pour vérifier que ses parents sont bien là…

 

 

ET VOUS ? Quelles sont vos ‘astuces’ pour gérer ces moments ? Dites-le nous dans la partie Commentaires ci-dessous …

 

 

 

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