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Sachez lever le pied

A l’ère d’Internet, du téléphone portable et du zapping, on apprend à tout survoler et on ne s’arrête plus sur rien. Au détriment de notre moi profond et de nos performances …

La course c’est le rythme du siècle. On fonctionne à flux tendu, sans temps mort dans le circuit.

On passe la première avant que le feu soit vert, on escalade les marches de l’escalier roulant et on appelle SOS Pizza pour caler nos ados…

Shootée à l’urgence notre époque exige la satisfaction immédiate des besoinset la moindre lenteur nous hérisse.

On piaffe, on trépigne, on se lance dans une cavalcade d’activités qui se télescopent. Bref, on fait tout trop vite.

Apprenons donc à lever le pied…

Stimuler ses sens

Remplir notre caddy de plats cuisinés nous appauvrirait en stimulations sensorielles (goûts et saveurs).

Non seulement c’est une partie de notre cerveau que l’on met en jachère, mais on se prive d’une source de plaisir et de réconfort.

Une belle table stimule notre système dopaminergique: en respirant les senteurs d’un bon gratin dauphinois, nos neurones libèrent de la dopamine, une hormone qui nous aide à lutter contre le stress.

Sachez lever le pied !

Mastiquer correctement

Mâcher nos aliments, même si 10 minutes de pause repas n’incitent pas à poser sa fourchette entre chaque bouchée.

Une bonne mastication dure entre 15 et 40 secondes. En prime:

– elle développe la saveur des aliments. Si on sabote le travail, la frustration nous pousse à consommer davantage et à grossir;
– elle aide à comptabiliser notre prise alimentaire: des capteurs situés dans la bouche et dans l’œsophage enregistrent ce qui est consommé avant de nous envoyer un signal de satiété. Or ce comptage se fait beaucoup moins bien quand on mâche mal;
– elle facilite la digestion. La salive est composée d’une enzyme (l’amylose) qui prédigère l’amidon des aliments.

Si on dispose de très peu de temps pour déjeuner, mieux vaut prendre un repas léger et prévoir un goûter.

Ressentir ses émotions

Quand l’homme de notre vie nous quitte, on ravale vite nos émotions. Parce qu’on ne partageait plus rien ensemble. Parce que la vie continue. Parce que c’est mieux ainsi. Et qu’il faut faire face.

Erreur, la tristesse est une réaction physiologique d’adaptation. Elle accomplit un travail d’intégration et de réparation qui permet l’acceptation de la réalité.

Pour faire le deuil d’une relation, il faut laisser la nostalgie nous plonger dans le passé et réveiller des images douloureuses. Pour que la plaie se referme. Après ce travail, l’absence de l’autre se transforme en présence intérieure.

Placer son corps

On a trop tendance à se ruer sur le téléphone, à se jeter dans la voiture et à se mettre la pression jusqu’au soir. Prendre le temps de placer son corps avant de le déplacer, c’est se donner une chance de prendre de l’âge sans douleurs articulaires, assure Monique Simon, kinésithérapeute.

Le matin, ne plus brutaliser sa colonne vertébrale en jaillissant du lit. Il suffit de s’incliner sur le côté, glisser les jambes hors du lit et prendre appui sur les avant pieds pour se lever.

Au bureau, ne plus s’asseoir sur un bout de fesse, mais se poser entre ischions et mi-cuisses dans la position du cavalier (ventre rentré, dos tendu, sternum relevé, menton bas). Ainsi, le corps ne se fatigue pas, l’énergie circule et notre bien-être rejaillit sur notre mental, qui s’ordonne dans le calme.

 

 

 

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