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Un voyage au Chili

 

Le pisco sour

Autre institution, boisson incontournable d’une bonne soirée chilienne, le pisco sour est un cocktail à base de pisco, de citron, de glace pilée, le tout additionné d’un peu de sucre et d’un blanc d’œuf battu, secret de fabrication qui fait toute la différence selon les experts.

Le pisco est un alcool blanc à base de raisins. Il y en a de trois degrés, 35°, 43° ou 50°, ce dernier étant réputé le meilleur, et le moins susceptible d’être coupé avec un soda… Il se déguste à différentes sauces, pur (mais il faut s’accrocher !), ou encore, moins abrupt, avec du coca-cola (demander alors un « piscola »).

Un voyage au Chili

Le berceau du pisco se trouve dans la Vallée de l’Elqui, profonde vallée taillée entre de hautes montagnes pelées, qui s’enfonce vers les Andes depuis la ville de La Serena, à 600 km environ au Nord de Santiago.

Plusieurs villages s’égrènent le long de la vallée, dont Pisco Elqui, 500 habitants, pris d’assaut l’été par les touristes de Santiago qui viennent profiter de ce mélange d’atmosphères montagnarde et méditerranéenne, où les palmiers abondants contrastent avec les rêches végétations des montagnes alentour, et où l’on se sent tout à la fois en altitude et dans une oasis colorée.

Véritable fruitier du Chili, la région est magnifique, le fond des vallées encaissées est tapissé d’un lit de cultures agricoles, impeccables alignements de vignes et d’arbres fruitiers.

Au-dessus, des montagnes désertes, vierges de toute présence humaine, habitation ou élevage. Et encore derrière, la Cordillère et ses sommets blancs.

Valparaiso : ambiance citadine et poésie à tous les coins de rue

A deux heures de Santiago, en bordure du Pacifique, encore un dépaysement inouï en arrivant à Valparaiso. Ma curiosité s’aiguise à l’approche de cette ville dont le nom mythique devient encore plus poétique lorsqu’il est prononcé par les Chiliens.

Entre deux montagnes plantées de palmiers et de cactus, la route débouche soudain sur un boulevard, une place, pleine ambiance déjà de ce port coloré. De toute part les collines dégoulinent de petites maisons peintes.

Les « micros », les petits bus locaux, sont eux aussi multicolores. Ils se croisent dans tous les sens, toussent, crachent des nuages de fumée, éjectent ça et là des passagers, et s’arrêtent parfois pour en prendre d’autres, si le jeu en vaut la chandelle (autrement dit si le passager est alerte et prêt à payer aussi vite qu’il est monté).

Un voyage au Chili

L’un deux me dépose, après une enfilade de places larges et agréables, calmes sous leurs palmiers au tronc lisse, sur la place Sotomayor. Je suis en plein quartier des affaires, un petit Wall Street aux immeubles ornés de moulures et de porte-drapeaux, d’où je m’enfile dans une ruelle abrupte qui me monte tout droit sur le cerro Conception. C’est là que je résiderai ce soir, et toute la semaine puisque le charme de Valparaiso me convaincra de finir là mon séjour.

Les « cerros », ce sont les collines de Valparaiso, tellement raides qu’on les a équipées à la fin du siècle dernier d’ « ascensores », funiculaires brinquebalants où l’on se sent transporté dans un autre temps. Ce sont quelques unes de ces portes vers la gloire du port marchand d’antan, tout comme ces cafés obscurs où discutent en jouant les hommes, tandis que s’affaire une serveuse en digne tablier blanc, impeccablement droite et maquillée, la cinquantaine florissante.

Valparaiso enchaîne les pentes et les escaliers, sous un enchevêtrement de fils électriques qu’on pourrait presque parfois toucher de la main, et dans une féerie de couleurs qui se glissent partout, des maisons sur les marches d’escaliers, des tôles peintes sur les arbres et les panneaux des magasins. Il y a d’ailleurs un musée en plein air, une colline dédiée aux peintures d’artistes locaux, à découvrir librement.

A deux heures de Valparaiso, il ne faut pas manquer la maison de Pablo Neruda à Isla Negra : la maison préférée du poète (il en avait trois), et l’on comprend facilement pourquoi ! C’est un fabuleux assemblage de collections insolites, dans une maison basse au-dessus des rochers et des vagues…

Un peu plus loin, San Antonio est un grand port hors des sentiers battus et des guides touristiques, avec un grand marché de poissons au bord de l’eau. Encore une atmosphère différente, dans cette étonnante région…

 

 

© Pauline Fraisse Voyage au Chili 16 août / 6 septembre 2002

 

 

 

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