Accueil - Famille - Violence conjugale

Violence conjugale

 

Tous les quatre jours, une femme meurt !!

 

Une femme meurt en moyenne tous les quatre jours en France métropolitaine des suites de violences au sein du couple. Un homme meurt tous les 16 jours. Dans un tiers des cas, une séparation est en toile de fond.

Selon un premier « recensement national exhaustif » sur les années 2003 et 2004 présenté le 23 novembre par le gouvernement. Un homme meurt tous les 16 jours également de violences, selon ce rapport.

Cette enquête est présentée deux jours avant la journée internationale de lutte contre les violences envers les femmes du 25 novembre. La ministre déléguée à la Parité, Catherine Vautrin, devait annoncer des mesures lors du Conseil des ministres mercredi, avec notamment la mise en place de familles d’accueil pour femmes battues et l’extension des circonstances aggravantes aux ex-conjoints, concubins, pacsés.

« De façon globale, en 2003 et 2004, 211 personnes sont décédées des suites de violences dites conjugales », ajoute l’enquête réalisée à partir d’un questionnaire envoyé à la police et à la gendarmerie de mars à mai 2005. Dans le détail, 163 femmes ont été victimes d’un homme, 46 hommes victimes d’une femme, une femme victime d’une femme, et un homme victime d’un homme.

Violence conjugale

Cependant, qu’elles soient tuées ou qu’elles tuent, les femmes subissaient dans la majorité des cas des violences : « Une femme auteur sur deux subissait des violences contre seulement un homme sur quinze ».

« La séparation est clairement une période à risque, puisqu’elle intervient dans 31% des affaires », selon l’enquête. « Dans le cadre du couple, la mort violente de la victime implique souvent le suicide de l’auteur », ajoute-t-elle. « Nous avons recensé 39 suicides parmi les 211 affaires de 2003-2004, soit 19% des cas.

Ainsi 24% des hommes ayant commis un acte homicide se suicident et 4% des femmes font de même ». « Pour une raison non expliquée, le nombre de décès survenus en 2003 est supérieur de 77% à celui de 2004 : 135 cas recensés en 2003 contre 76 en 2004 », souligne cette enquête réalisée à la demande du ministère délégué à la Parité.

Le Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine, la Champagne-Ardennes, le Limousin et la Provence-Alpes-Côte d’Azur sont les régions les plus touchées, avec plus de trois cas par million d’habitants. Les auteurs de l’étude notent que « la Corse est la seule région où aucun décès des suites de violences dites conjugales n’a été recensé en 2003-2004 ».

« La totalité des catégories socioprofessionnelles est touchée par ce phénomène », ajoute l’enquête, même si « dans 25% des cas, auteur comme victime étaient sans profession ». « La plupart des décès ne sont pas prémédités », indique enfin cette enquête.

 

 

A Voir aussi

Halloween

  Quelque chose se cache derrière Halloween. Là, dans l’ombre des temps celtiques oubliés, se …

Laisser un commentaire